Monde socio-économique et statistiques

                                                                                                                                                                                                                                                    Si Madagascar est riche de sa diversité dans tous les domaines, il lui est difficile d'en tirer les bases d'un développement solide et dynamique. Les ressources naturelles sont nombreuses, mais quantitativement insuffisantes. L'équilibre écologique, généralement fragile, est compromis par la déforestation. Le sous-sol contient une grande variété de minerais, du graphite à l'or, en passant par les pierres semi-précieuses, mais les gisements de faible importance, ne sont que rarement exploitables. Le second handicap du pays est l'insuffisance des moyens de communication internes, qui limite l'intégration économique. Enfin, Madagascar est éloignée des grandes zones de consommation que sont l'Europe et l'Amérique du Nord. Cette situation géographique pèse lourdement sur les coûts de transport.
Certaines activités sont cependant plus développées que d'autres. Riz et manioc dominent en matière de cultures vivrières, canne à sucre et café l'emportent pour les cultures industrielles ou d'exportation. Madagascar exporte aussi de très nombreux produits à forte valeur unitaire (vanille, girofle, poivre, huiles essentielles, litchi...), concurrencés, pour la plupart, par des composés de synthèse. L'élevage, dont la place symbolique est
considérable dans la société malgache, est très largement consacré aux bovins (zébus), même si de nouvelles productions (foie gras, œufs de caille) apparaissent. Le potentiel que représente la pêche reste encore insuffisamment exploité. Parmi les ressources minérales, seuls la chromite et le graphite font l'objet d'exportations significatives. L'industrie, pour sa part, est constituée de P.M.E. modestes, tournées principalement vers le marché intérieur, et concentrées pour plus de la moitié à Antananarivo. Elle représenterait environ le cinquième du P.i.b. Le tourisme, sur lequel de grands espoirs sont fondés, nécessite pour son développement d'importants investissements hôteliers et la mise en place d'un réseau de charters.
La politique économique a pris, après la « révolution » de 1972, un virage résolument nationaliste et socialiste (nationalisations, sortie de la zone franc), s'accompagnant d'une accélération des investissements. La crise mondiale a mis en évidence les faiblesses du système (lourdeur administrative, endettement exagéré, déficits des finances publiques, inflation) et a conduit à adopter les remèdes préconisés par le F.M.I. et la Banque mondiale, c'est-à-dire l'austérité et la libéralisation. Des résultats appréciables en termes de P.i.b. ont été obtenus à partir de 1990, avec cependant de sensibles variations selon les années. Mais les inégalités de revenus se sont aggravées, rendant le climat social plus tendu, particulièrement dans les villes.

Classement de chaque donnée sociale                                                                                                                                                                                                                              Espérance de vieMortalitéCaloriesAlphabétisationScolaritéEducationDéveloppement     

 

Classement par moyennes de toutes les donnéesPays

                                                

Rapport p.n.b./ hab.  &  p.n.b. mondiaux (graphiques)                                                  Rapport
Pays(Noms officiels Devises) et toutes les données sociales et économiques (sources Onu)                       PaysMonnaie
Classement P.n.b. Mondial                                                                                                       Pnb/ hPib

 

 

 

 

 

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