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L'île
de Madagascar s'étire du nord vers
Antsiranana (Diego-Suarez)
au sud sur près de 1 600 km entre 12° et 26° de latitude sud et a une largeur
moyenne de l'ordre de 500 km. Une ligne de hautes terres, formée souvent de
granites et de quartzites, parfois accidentée de reliefs volcaniques, constitue
l'axe de l'île
jalonné notamment (du nord au sud) par les massifs de Tsaratanana, de l'Ankaratra et de l'Andringitra. Ces hautes terres, où
domine un paysage souvent confus de plateaux et de collines, bordent par un
grand escarpement l'étroite plaine orientale sur l'océan Indien. À l'ouest, vers
le canal de Mozambique l'abaissement du relief est moins brutal, deux grands
bassins sédimentaires (bassin de
Mahajanga
au nord,
bassin de
Morondava au sud) offrent
un paysage de cuestas, façonnées dans les calcaires, mais aussi dans les grès et
les basaltes. Les principaux fleuves (Sofia, Mahajamba, Betsiboka, Tsiribihina,
Mangoky, etc.) coulent vers le canal de Mozambique.
L'insularité, la
latitude et surtout la situation par rapport à l'axe méridien de hautes terres
permettent d'individualiser plusieurs régions climatiques. Au vent de l'alizé,
le versant oriental est abondamment arrosé (2.000 à 3.500 mm) avec des
températures moyennes élevées, croissant vers le nord (plus proche de
l'équateur), où elles passent de 24 à 27 °C, décroissant avec l'altitude. C'est
le domaine de la grande forêt tropicale (très dégradée, laissant la place à une
forêt secondaire, la savoka). Les hautes terres centrales (dont le plateau de
l'Imerina
constitue un exemple) sont moins arrosées
(1.300 à 2.000 mm), plus fraîches (16 à 17 °C de moyenne
annuelle) et avec une saison sèche marquée. La forêt tropophile a presque
disparu avec l'intensité de la mise en valeur (il n'en subsiste que des
lambeaux, dans l'Ouest), remplacée par une prairie pauvre. La pluviosité diminue
encore sur les terres plus
basses du versant occidental, sous le vent (moins de 800 mm), où la saison sèche
est de plus en plus marquée. L'extrême Sud et le Sud-ouest sont même secs (moins
de 400 mm) vers
Toleara
(ancienne Tuléar) ;
ici, la végétation naturelle est un bush xérophile.
